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Au fil de la saison

Chroniques et critiques de théâtre, musique, cinéma, et art vivant en général. Mon but : vous faire vivre avec moi les sensations procurées par ces spectacles et vous donner envie de vous y plonger.

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Diamants sur canapé... ou pas (2)

Diamants sur canapé... ou pas (2)
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Hikikomori de Joris Mathieu

Hikikomori ou celui qui se repli sur lui-même - @ Siegfried Marque

Hikikomori ou celui qui se repli sur lui-même - @ Siegfried Marque

Voilà un superbe concept qui flanche malheureusement à l'exécution.

D'ailleurs, je devrais remercier les techniciens car, pour tout vous dire, j'étais accompagnée pour ce spectacle. Afin que nous en profitions au mieux, mon binôme s'est vu remettre le casque réservé aux adultes et moi celui des adolescents, cela afin de nous permettre de "discuter après la représentation".
Ce détail a en effet toute son importance car le casque détermine l'histoire que vous entendrez, le point de vue de l'un des 3 protagonistes.
Le casque des adultes diffusait donc la version du père, celui des adolescents donnait le point de vue de l'adolescent, quant aux enfants, selon toute vraisemblance, ils profitaient du regard maternel.

Sur le plan technologique et visuel, ainsi que du jeu d'acteur, je ne trouve rien redire.

Je vous ai dit que j'avais eu de la chance et je m'en explique : les adultes sont ressortis l'air dubitatif dans le meilleur des cas, complètement ahuris ou hagards quant l'expérience avait été trop néfaste.

Trêve de bavardages, j'en viens au fait : le père, après une première identification au jeune homme présent sur scène avant de finalement le présenter comme son fils, a commencé à dérouler une histoire complexe, étrange, voire oppressante.
Je vous dit cela au vu des discussions que j'ai pu avoir avec du ers ressortissants de la pièce. 

De mon côté, j'ai vécu une expérience surprenante et poétique autour de l'image d'un adolescent qui se cherche et invente son propre rite d'initiation au monde adulte au milieu de deux parents qui ont eux-mêmes du mal avec leurs rôles d'adultes et de parents.
Une mère trop connectée pour l'être à son foyer, un père à la passion dévorante, y compris de son temps en famille.
C'est bien sûr le point de vue d'un adolescent et nous ne saurons jamais quelle est l'absolue vérité qui se cache derrière ce climat familial complexe, tournant principalement autour d'un couloir arpenté en long et en marge par deux humains majeurs, à la porte de la chambre d'un autre humain, tous interdépendants et pourtant autonomes.

Je ne saurais vous dire si vous devez ou non le voir... peut-être vous recommander une grande ouverture d'esprit mais surtout d'y aller sans envie précise sinon celle de profiter du moment et au minimum de l'aspect technique complètement bluffant de la représentation !

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Timon d'Athènes de William Shakespeare mis en scène par la compagnie De Roovers

Les derniers instants de débauche avant le naufrage - @DR

Les derniers instants de débauche avant le naufrage - @DR

J'ai pour principe d'écrire mes chroniques immédiatement après le spectacle mais c'est parfois impossible. C'est ce qu'il s'est passé ici et c'est très préjudiciable.

J'ai beaucoup aimé cette pièce, tout du moins la deuxième partie de la représentation ! Non en raison du jeu mais du sujet, la première partie m'a laissé un goût amer et une grande frustration quant à tous ces "amis" qui se détournent de leur bienfaiteur lorsqu'il en a le plus besoin.

La 2eme partie est plus jouissive. J'y ai retrouvé des réflexions dignes du Misanthrope de Molière (mais dans une mise en scène bien plus classique que celle de Rodolphe Dana !) et la puissance du jeu de Robby Cleiren m'est apparue dans toute sa splendeur.

J'ai adoré le voir perdre confiance, se rebeller puis retrouver toute sa puissance au fur et à mesure. Et c'est cela qu'il me reste encore plusieurs mois après : la sensation de voir un homme remonter la pente et s'extirper du carcan d'une société avilissante.

J'ai certainement perdu des choses, des images, mais je recommande tout de même nettement cette pièce et vais moi-même suivre De Roovers avec intérêt !

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Pour retrouver ma première chronique de ce type, c'est par ici !

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