Chroniques et critiques de théâtre, musique, cinéma, et art vivant en général. Mon but : vous faire vivre avec moi les sensations procurées par ces spectacles et vous donner envie de vous y plonger.
8 Février 2019
Pour commencer correctement cette chronique, je voudrais vous dire de fermer les yeux et de visualiser une scène, des tombes et des Hommes. Peut-importe la couleur de leur peau, les origines de leurs chants, vous êtes à présent dans un cimetière et en fond de scène, sur un écran géant, une femme meurt, doucement.
Les Hommes, par la musique de Mozart (sublime Requiem en D mineur), les chant africains et le jazz, par leurs voix qui se succèdent puis s'entremêlent accompagnent l'agonie.
C'est beau, sublimement beau en fait, chorégraphié par Alain Platel qui réussi à rendre le tout fluide et totalement naturel. On voudrait, je voudrais, que ça ne finisse pas.
Je ne sais comment vous décrire la façon donc Fabrizio Cassol a réussi a mêler dans un spectacle la culture opératique et africaine pourtant initialement si éloignées, mais cela m'a bouleversée (J'ai encore les larmes aux yeux en écrivant ces lignes).
Ce spectacle est immensément riche de musiques, de couleurs, de talents, de culture, de vie et de joie tout en gardant la solennité face à la perte d'une vie humaine.
Je ne peux à présent que vous laisser vibrer au son de Requiem pour L., à ce jour mon expérience musicale la plus bouleversante !
Mon envie du moment : Demander à mes enfants un jour que ces mélodies m'accompagnent jusqu'au bout pour vivre encore une fois cette élèvement de l'âme que seule la musique me procure.